Une alternative aux voitures

Dans les villes, la voiture n’est pas indispensable. Cependant, ce mode de transport est celui qui augmente le plus fortement, entraînant de nombreuses nuisances (bruit, pollution de l’air, accidents,…). Il est également l’un des principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique. Il est donc impératif de mettre en oeuvre des solutions alternatives à la voiture.

Les modes doux : Se dépenser plus pour polluer moins

Les transports doux sont des modes de déplacements non motorisés, qui ne produisent aucun effet de serre et qui favorisent l'activité physique.

En vélo, en trottinette ou en roller : ces modes de déplacement vous permettent d'économiser du temps (embouteillages, stationnement), de l'argent (essence, stationnement) et de l'énergie.

A pied : la marche en ville est idéale pour les petits trajets du quotidien.

Un exemple : un trajet de 2 km en vélo, sur 1 an, permet d'économiser en moyenne 371,91 €, l’équivalent de 29,24 kg de CO2 et de 101,30 L de pétrole.

Les bonnes habitudes dans ce domaine sont donc à prendre.

Illustration alternative aux voitures

Le lancement des modes doux sur les Terres des Confluences

En 2015, l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) a lancé pour la première fois en Midi-Pyrénées un appel à projets régional visant à susciter des réalisations de « schémas modes doux » et la candidature de la Communauté de Communes Terres de Confluences a été approuvée par délibération le 28 septembre 2015.

 

Les objectifs recherchés de ce projet sont de plusieurs ordres :

  • Promouvoir les modes de déplacements alternatifs à la voiture,
  • Sécuriser les déplacements des piétons et des cyclistes,
  • Améliorer le cadre de vie des habitants (moins de bruit, moins de pollutions, …),
  • Participer à une démarche de développement durable (moins de gaspillage des énergies fossiles et moins d’émissions de gaz à effet de serre).

Plusieurs collectivités de la Région Occitanie ont déjà réalisé un schéma modes doux,notamment Moissac.

 

Pour la réalisation de son schéma, la Communauté de communes a lancé une procédure de marché public et c’est le cabinet d’étude Céréma qui a été choisi pour un coût s’élevant à 14 094 € TTC dont 50 % subventionné par l’ADEME.

 

Les objectifs de l’étude:

Diagnostic des modes doux & hiérarchisation des enjeux cyclables et pédestres

  • État des lieux de l'offre (aménagements existants, freins à la pratique…)
  • Identification des besoins, des atouts & faiblesses du territoire
  • Hiérarchisation des enjeux & formulation des objectifs
  • Réalisation d'atelier d'acteurs : le ressenti des acteurs locaux
  • Comité de pilotage de fin de la phase I : restitution du diagnostic

 

Elaboration du schéma des modes doux

  • Définition des orientations stratégiques : les fiches-actions
  • Déclinaison opérationnelle : planification d'actions à mettre en oeuvre permettant d'aboutir à un maillage cyclable & pédestre du territoire
  • Comité de pilotage de fin de la phase II : restitution du schéma des modes doux

Etat des lieux de notre territoire

La phase de diagnostic est terminée.

Des ateliers d'acteurs locaux de la mobilité : élus, services techniques de l'EPCI, associations, entreprises, opérateurs de transports, ont été organisés autour de deux thèmes :

  • Les déplacements quotidiens (travail – école – achats – services)
  • Les déplacements plus ponctuels (loisirs et tourisme)

Des atouts

Une analyse du réseau cyclable et pédestre a été réalisée et voici les atouts de notre territoire:

  • Un grand itinéraire cyclable direct, continu et sécurisé longeant le canal latéral à la Garonne : la V 80
  • Un chemin de grande randonnée : le GR 65, emprunté par les pèlerins de St Jacques-de-Compostelle
  • Un rayonnement touristique autour de ces deux itinéraires
  • Des aménagements en faveur des modes actifs dans les centres villes de Moissac et Castelsarrasin à poursuivre
  • Pas d’aménagements particuliers sur les autres communes, mais un potentiel d’aménagements piétons à réaliser pour certaines

 

Un réseau plus local de promenade et de randonnée existe aussi :

177 km pour 20 circuits : ce réseau est surtout localisé au Nord de la communauté. Il n’y a pas encore de structuration à l’échelle de la nouvelle intercommunalité. Seul le confluent de la Garonne et du Tarn offre une véritable variété de circuits à l’échelle de 3 communes.

Le chemin de St Jacques-de-Compostelle traverse la partie du territoire située au Nord de la Garonne et du Tarn avec Moissac comme point d’étape important.

La partie Sud du territoire étant pauvre en chemin de randonnée, une structuration sera nécessaire.

Le développement d’un réseau de voie douce peut donc être envisagée à partir du canal et du chemin de Saint-Jacques.

Des besoins

Des besoins apparaissent au niveau de la qualité de ces chemins ainsi que dans leur structuration à l’échelle intercommunale et au-delà. Ce sont notamment :

  • La création de points d’accueil pour les vélos,
  • Des dépose-bagages,
  • Des points d’eau,
  • L’amélioration de la signalétique et de la hiérarchisation des circuits,
  • Les problèmes de continuités présents à l’échelle du territoire entre le Nord et le Sud et en lien avec la Garonne,
  • Une réflexion à engager au niveau des traversées de village, notamment sur la D813.

Les 1ères initiatives

Certaines communes du territoire ont développé un réseau de covoiturage innovant, le rézo pouce, système d’autostop, qui met en avant une pratique solidaire et plus respectueuse de l’environnement.

Les communes adhérentes au réseau sont Boudou, Castelsarrasin, Durfort-Lacapelette, Moissac et Saint-Nicolas-de-la-Grave. Mais ce dispositif reste trop peu utilisé, surtout par les personnes âgées.

 

Pour connaître les modalités d’inscription et les localisations des « arrêts sur le pouce » dans votre commune, rendez-vous sur le site de Rézo pouce.

 

Pour lutter contre l’isolement des populations les plus fragiles(personnes âgées, faibles revenus…), la CCAS de Moissac a mis en place son propre service d’accompagnement social à la mobilité. Cet aide à la personne personnalisée permet aux personnes désireuses et dans le besoin de profiter d’un moyen de transport pour leurs tâches quotidiennes (courses, rendez-vous médicaux…).

 

Castelsarrasin, de son côté, propose une offre de mobilité avec les navettes du réseau Tulipe. Le circuit n°1 permet de faire le tour de la ville et le circuit n°2 dessert les centres commerciaux en allant jusqu’à Terre Blanche.

 

En 2016, une aire de covoiturage a été installée au niveau de l’échangeur 9 de l’A62 de Castelsarrasin. D’une capacité de 55 places, elle sert avant tout aux usagers de l’autoroute (donc pour des déplacements plus longs). Elle vient améliorer les conditions de co-voiturage sur le territoire mais souffre actuellement d’une sous-utilisation peut-être liée à la signalétique. A noter que les aires se concentrent dans la vallée de la Garonne, mis à part pour Durfort-Lacapelette.

 

Un schéma à l’échelle intercommunale doit donc apporter une vision globale du territoire afin d’appréhender la continuité des modes doux et éviter les coupures au sein du territoire (articulation entre la vélo voie verte, les chemins de randonnées, les chemins de Compostelle, le « rézo pouce », les transports en communs…)

La problématique des transports alternatifs à l’usage individuel de l’automobile doit être analysée dans le cadre des documents de planification. Cette étude est donc intégrée à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal de la Communauté de communes.

Planning

 

Planning schéma modes doux

 

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