Channel, Chef de service commande public
Visages et Métiers de la communauté de communes
Au cœur des marchés publics, elle sécurise les procédures, anticipe les besoins et garantit le bon déroulement des projets pour le territoire — toujours avec le sourire, même dans les situations les plus urgentes.
Si Channel était un animal, elle serait… une girafe
Si Channel était une couleur, elle serait… le rouge
Si Channel était une fleur, elle serait… une marguerite.
Si Channel était un arbre, elle serait… un bonsaï
Si Channel était une saison, elle serait… l’été
Si Channel était une héroïne, elle serait… Wonder Woman (version Gal Gadot)
Qu’est-ce qui t’a donné envie de te diriger vers ce domaine d’activité ?
En troisième année de fac, j’ai suivi un cours de droit des marchés publics, et c’est là que tout a commencé.
Le professeur a fait un parallèle avec 50 nuances de Grey, car avant tout, l’histoire repose sur un contrat, sur un accord entre deux parties… exactement comme dans un marché public.
J’ai trouvé ce parallèle à la fois amusant et parlant, et ça m’a donné envie d’aller plus loin.
J’ai compris que les marchés touchent à tous les domaines, et c’est justement ce qui m’a attirée : quand il n’est pas simple de trouver sa voie, découvrir un métier aussi riche et jamais ennuyeux, ça fait la différence.

À quoi ressemble une journée type pour toi ?
En marchés publics, il n’y a pas vraiment de journée type. On pourrait penser que c’est répétitif (rédiger un dossier de consultation, préparer les pièces, lancer une procédure) mais chaque marché est différent, et c’est ce qui rend le travail très varié.
Parfois les services viennent poser des questions au pied levé.
Si c’est urgent, je mets tout en pause et je m’en occupe immédiatement. C’est aussi ce que j’aime : rien n’est figé dans l’emploi du temps.

Quelle est ta plus belle réussite professionnelle ?
L’obtention de mon diplôme de juriste commande publique cette année. Il m’a permis de me spécialiser… même si je dis parfois en rigolant “le MBA”, ce qui est un peu too much !
Si tu devais décrire ton métier en trois mots ?
Transversalité – Anticipation – Réactivité
Qu’est-ce que tu trouves le plus stimulant au quotidien ?
Le fait qu’aucune consultation ne ressemble à une autre. Même si la méthode reste la même, les sujets changent totalement : un jour c’est du marketing territorial, le lendemain de l’eau, du SPANC, de la voirie…
On aborde des domaines que l’on ne connait pas forcément. C’est intellectuellement très stimulant.
Quelle est la plus grande difficulté que tu rencontres, et comment la surmontes-tu ?
La difficulté principale, c’est le manque de retour ou le non-respect des délais.
Les services sont souvent très sollicités, ce qui fait que les marchés ne sont pas toujours considérés comme prioritaires… mais sans leurs éléments, il est impossible d’avancer. Et parfois, lorsqu’un projet devient urgent, on me demande de publier alors que les documents n’ont pas encore été transmis.
De mon côté, je veille à respecter les délais que je me fixe, mais aussi ceux liés aux instances communautaires et aux élus. Quand les retours tardent, c’est forcément frustrant, car cela crée un décalage dans toute la chaîne.
Malgré tout, je reste positive et je garde le sourire en traçant tout par écrit (défaut de juriste).

Qu’as-tu appris grâce à ton expérience ici, sur le plan pro comme perso ?
Professionnellement, j’ai découvert tout l’univers des concessions et des délégations de service public, un domaine que je ne maîtrisais pas du tout auparavant. Cela m’a permis d’enrichir mon expertise et d’élargir ma vision des marchés publics. Mais également l’importance du lien entre les finances et les marchés.
Personnellement, mon poste m’a fait gagner en confiance et compétences.
Cette année a été un véritable défi entre concours, diplôme… et même un triathlon ! Ces challenges m’ont fait évoluer et m’ont prouvé que je suis capable d’aller encore plus loin.
Quelle place occupe la collaboration avec les autres services ?
Elle est omniprésente.
On ne peut pas faire un marché public seul : le service marché est un outil au service des autres.
Comme mon ancien DGS le disait, “on est la clé de voûte de l’administration”. J’aime cette idée.
Nous formons une véritable charnière entre les finances et les marchés au sein de l’équipe de la CCTC.
Quelle est la chose que peu de gens savent sur ton métier ?
Beaucoup pensent que les marchés publics sont rigides.
En réalité, lorsque le besoin est anticipé et bien défini, il existe une vraie souplesse.
Les juristes ont souvent la réputation d’être stricts, mais nous ne sommes pas tous dans cette logique-là : on cherche d’abord à trouver des solutions, il y à toujours des exceptions à la loi.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui débute ?
Ne pas douter de soi, s’affirmer et être force de proposition.
Si ton métier était un sport ou un plat ?
Ce serait le trail : une épreuve d’endurance, avec des ascensions et des descentes selon les périodes. Je trouve que la métaphore colle parfaitement.
Quel conseil donnerais-tu à ton “toi” d’il y a 10 ans ?
J’aurais dû tenter le MBA dès le Master, et peut-être une expérience à l’international. Je pense que ça aurait été très enrichissant.
Quand je suis allée en Italie récemment, j’ai regardé comment fonctionnaient les marchés là-bas : les seuils ne sont pas les mêmes, et c’est passionnant de comparer.