Raphaël, chef de la collecte des déchets

Raphaël, chef de la collecte, a choisi de donner un nouveau souffle à sa carrière après près de vingt ans dans le milieu militaire. Aujourd’hui au cœur du service collecte, il y apporte rigueur et engagement. Dans ce portrait, il revient sur son parcours atypique et sur son métier au quotidien.

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Du terrain militaire à la gestion d’un service public : le parcours atypique de Raphaël 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de te diriger vers ce domaine d’activité ?
Militaire puis gendarme, j’ai toujours accompli mes missions avec le plus grand sérieux. Toutefois, avec les années et ayant eu des enfants, après plus de 19 ans de service, j’ai ressenti le besoin de me réorienter vers un métier offrant une meilleure stabilité familiale et des horaires plus compatibles avec ma vie personnelle.


Dans le cadre de cette recherche d’une nouvelle voie professionnelle, j’ai eu l’opportunité de passer deux entretiens : le premier avec un agent des ressources humaines et l’ancien responsable de la collecte, puis le second avec l’élu référent du service environnement, la DGS, la DRH et le DST. J’ai abordé ces entretiens avec sérénité ; ils se sont révélés constructifs, avec des échanges très positifs, et ont abouti à mon recrutement en tant qu’adjoint responsable de collecte.


À l’origine, ce n’est pas le domaine d’activité lui-même qui m’a attiré, mais la perspective d’un poste comportant des responsabilités managériales, un domaine dans lequel je me sens pleinement à ma place. J’ai ensuite évolué vers un poste de responsable, et je ne regrette en rien ce choix : je m’épanouis totalement dans ce travail.

 

À quoi ressemble une journée type pour toi ?
Aucune journée ne se ressemble vraiment, ce qui rend cet emploi particulièrement enrichissant. Néanmoins, une journée type s’organise de la manière suivante :

  • Je quitte mon domicile à 6h15 et j’appelle le référent ou mon adjoint, qui a supervisé le départ du service collecte à 5h. Cet échange me permet de vérifier la présence des agents, l’état des véhicules et de m’assurer qu’aucune anomalie n’a été signalée.
  • J’arrive au travail vers 7h00. Je traite en priorité les éventuels problèmes rencontrés lors du départ de la collecte et je fais un point avec l’équipe de pré-collecte, qui prend son service à 7h00.
  • La matinée est consacrée au traitement de diverses situations : problèmes de bacs, incidents liés aux véhicules, gestion de la récupération du verre, et autres urgences opérationnelles.
  • Au fur et à mesure du retour des équipes, je gère en priorité les demandes des agents (congés, situations particulières…), qui priment sur toute autre tâche jusqu’à 12h.
  • Entre 11h45 et 12h00, je rassemble les agents pour un débriefing du service, principalement sur le déroulement de la matinée. J’y fais un retour transparent sur les actions menées, l’état des véhicules, les sujets RH, et tout autre point nécessaire.
  • Je libère ensuite les agents pour leur pause déjeuner.
  • L’après-midi est consacrée au traitement des dossiers administratifs, au suivi du service et à la gestion des différentes sollicitations internes et externes.


Enfin, mes horaires s’adaptent en fonction des rendez-vous et des nécessités du service ; cette flexibilité m’offre en retour une autonomie et une marge de gestion que j’apprécie particulièrement.
 

Quelle est la plus belle réussite dont tu es fier dans ton travail ?
La dynamique actuelle du groupe et la cohésion retrouvée constituent pour moi une réelle satisfaction. Selon les agents eux-mêmes, cette cohésion était auparavant inexistante ; certains me confiaient venir travailler à reculons, avec appréhension. 


Aujourd’hui, l’ambiance a profondément changé : une véritable solidarité s’est installée, le souci du travail bien fait est partagé, et chacun contribue à garantir un service public de qualité. L’entraide est devenue naturelle et le climat général est désormais agréable et motivant.

 

 

Si tu devais décrire ton métier en trois mots, lesquels choisirais-tu ?
Rigueur, exemplarité, honnêteté.


Qu’est-ce que tu trouves le plus stimulant dans tes missions au quotidien ?
Le stress quotidien d’une situation différente de la veille qu’il va falloir solutionner coûte que coûte.
 


Quelle est la plus grande difficulté que tu rencontres dans ton poste, et comment la surmontes-tu ?
La vétusté de certains véhicules entraîne un véritable jeu de chaises musicales pour maintenir le service opérationnel. Cette situation reste néanmoins surmontable grâce à une forte réactivité et à une gestion équilibrée entre les véhicules encore disponibles et l’intervention de nos différents prestataires, tels que Renault ou Semat, qui assurent nos réparations.


Qu’as-tu appris grâce à ton expérience ici, tant sur le plan professionnel que personnel ?
Sur le plan professionnel, j’ai découvert un mode de fonctionnement différent de celui que j’avais connu auparavant, avec des processus parfois plus longs, ce qui m’a demandé un temps d’adaptation. Il m’arrive parfois de constater que certaines situations sont traitées de manière très formalisée, alors qu’une approche plus directe permettrait d’atteindre le même résultat sans allonger les délais.


Quelle place occupe la collaboration avec les autres services dans ton quotidien ?
Une place importante, notamment avec le service RH et comptabilité quasiment quotidiennement, communication fréquemment et urbanisme moins fréquemment lors des dossiers urbanisme.
L’entente avec ces différents services est excellente et agréable.
 

Quelle est la chose que peu de gens savent sur ton métier ou ton service ?
Je pense que seul la collecte est connue des autres services alors que le poste demande un rythme de travail soutenu bien plus vaste tel que la gestion du parc comme un chef d’atelier, la gestion RH, la communication avec les agents mais avec les usagers également, les marchés publics, les différents prestataires, des rendez-vous fréquents avec des prestataires, des élus etc…
 

Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui débute dans ton domaine, lequel serait-il ?
D’avoir un excellent savoir-être avant le savoir-faire, je veux dire par là de posséder des valeurs humaines, de rigueur, d’exemplarité, de discipline, de respect, … avant de connaitre vraiment le travail (savoir-faire). 
Je suis persuadé que, dans n’importe quel emploi, le savoir-être est ce qui permet à un employé de devenir au plus vite compétent dans n’importe quel emploi. Sans savoir-être même le savoir-faire sera moins efficient.


Si ton métier était un sport ou un plat, lequel serait-il et pourquoi ?
La course à pied, plus précisément un marathon, il faut être constant dans ce travail et ne pas se relâcher.


Si tu devais donner un conseil à ton "toi" d’il y a 10 ans, que lui dirais-tu ?
« Sois toujours honnête et fait toujours ce qu’il faut pour pouvoir te regarder dans un miroir tous les soirs »