Renaud, Chargé de mission Contrat Local de Santé et Conseil Local de Santé Mentale
Visages et Métiers de la communauté de communes
Chargé de mission Contrat Local de Santé et Conseil Local de Santé Mentale à la CCTC, Renaud travaille au quotidien pour faire avancer les questions de santé et de santé mentale sur le territoire. Coordination, partenariats, prévention, sensibilisation… Il nous raconte son métier, ce qui l’anime et les projets qui lui tiennent particulièrement à cœur.
Peux-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton métier à la CCTC ?
Je suis Renaud, ancien infirmier reconverti dans la conception et la gestion de projets de solidarité. J'ai rejoint la Comcom il y a deux ans, après un passage à Bordeaux pour ma reconversion. Et à la Comcom, je coordonne deux dispositifs, le contrat local de santé et le conseil local de santé mentale.
Et donc mon métier, c'est d'articuler les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé et de l'Agence Régionale de Santé avec les besoins de notre territoire pour mener des actions ou encourager des partenaires à mener des actions de sensibilisation et de prévention en matière de santé, faire connaître ce qui existe sur le territoire et orienter les politiques publiques, quand je le peux, pour prendre en compte les questions de santé.
Qu'est-ce qui t'a donné envie de choisir ce métier et de travailler dans ce domaine ?
Alors, dans le domaine de la santé, je pense que je suis tombé dedans parce que ma mère était médecin et que j'avais envie d'aider les gens. Donc j'ai commencé par faire infirmier, ce que j'ai regretté très vite. Donc j'ai cherché à faire autre chose et donc j'ai passé ma vie à faire des trajets de reconversion plutôt vers la partie santé mentale.
Et quand j'ai découvert l'idée de la gestion de projets en solidarité, j'ai trouvé ça super intéressant. Et ce poste me permettait de faire les deux trucs qui me plaisaient. Et donc voilà pourquoi j'ai choisi ce domaine.
Y a-t-il un aspect de ton métier que les gens connaissent peu ou sous-estiment souvent ?
Je pense que la dimension partenariale, elle est assez connue. Ce que l'on connaît peut-être moins, c'est la partie plaidoyer.
Je passe quand même pas mal de temps à aller faire comprendre à des personnes qui sont au niveau de l'ARS, au niveau des collectivités, parfois même au niveau de la région, pour leur parler des problématiques spécifiques à notre territoire et ce qu'on pourrait faire pour changer structurellement ce qui se passe.
Quelle mission ou quel projet réalisé à la CCTC t'a particulièrement marqué ?
Je pense qu'il y a pas mal de choses que j'ai trouvé fun à faire, le guide santé et tout ça, mais je dirais qu'un des moments les plus forts et les plus agréables, même si ce n’était pas une réussite extraordinaire, c’étaient les Semaines d'Information Santé Mentale de 2025 où on a eu deux projets qui étaient quand même très chouettes, l'un avec l'arène théâtre de Coutures et l'autre à la salle Jean-Moulin à Castelsarrasin.
Et c’étaient des projets qui ont été fun à réaliser, avec des professionnels intéressants et engagés. Et on a quand même fait plaisir à pas mal de monde de ceux qui sont venus sur nos actions.
En quoi ton travail a-t-il un impact direct sur le territoire, les habitants ou les usagers ?
Il y a plein d'impacts différents, mais je dirais que, par exemple, le guide santé, mine de rien, a été assez saisi par le public au point que j'ai reçu un appel il n'y a pas longtemps d'une habitante qui me disait « j'ai eu un décès dans ma famille, j'avais votre guide santé avec tous les numéros, je l'ai perdu, est-ce que je peux en avoir un nouveau parce que là j'en ai besoin ? » Un impact direct, efficace, elle savait que là il y avait les informations dont elle avait besoin, et je trouvais ça assez pertinent, assez intéressant comme retour.
Si tu devais décrire ton métier en trois mots ?
Partenariat, créativité, patience
Si ton métier était une couleur, laquelle et pourquoi ?
C'est dur. C'est entre le vert et le bleu parce que c'est à la fois les couleurs du sanitaire, du soin, et en même temps c'est aussi le côté espoir et le vert de l'environnement. Ça regroupe un peu toutes les thématiques sur lesquelles je travaille.
Si ton métier ressemble davantage à un marathon, un sprint ou un relais, pourquoi ?
Plutôt un relais. Ça a été plutôt un marathon pendant la mise en place de certains partenariats, mais maintenant j'ai des professionnels qui prennent le relais des thématiques que je propose et qui montent eux-mêmes les projets avec du soutien sans que j'aie besoin de m'impliquer systématiquement. C'est vraiment ce que je visais et je suis content d'y avoir réussi.
Quelle qualité est indispensable pour exercer ton métier ?
L'écoute. Il faut être à l'écoute des besoins, des priorités, des propositions et savoir faire un mix de tout ça pour que ce soit crédible.
Si tu devais donner un conseil à toi d'il y a dix ans ?
Change plus vite de métier.
Et si tu devais donner un conseil à quelqu'un qui débute aujourd'hui dans ton domaine ?
Rencontre un maximum de gens, enrichis-toi de toutes ces différences et ensuite tu te feras ta propre opinion de ce qui peut marcher ou pas.